Les voitures électriques sont-elles vraiment plus propres que les conventionnelles ?

La production de l’électricité pour l’utilisation d’un véhicule électrique a évidemment un coût environnemental qui dépend de son mode de production. En Suisse, compte tenu du mix énergétique, chaque kWh produit rejette l’équivalent de 28.1g de CO2 (Chiffres de 2011). En Suisse, une VW E-Up qui consomme 122 Wh par km induit donc un rejet équivalent à 3.4 g de CO2 par km seulement ! Ceci est environ 45 fois inférieur à la moyenne des véhicules à moteur à combustion. Les chiffres sont encore meilleurs si le véhicule est rechargé avec du courant d’origine renouvelable. Mais n’oublions pas que les moteurs à combustion ne rejettent pas que du CO2, ils sont aussi responsables de l’émission de polluants dangereux pour la santé comme le monoxyde de carbone (CO), les oxydes d’azote (NOX) et des particules fines. Ces polluants poussent certains pays à faire marche arrière sur des politiques uniquement basées sur la seule considération des émissions de CO2 et qui ont conduit à la prolifération néfaste des véhicules diesel dans les villes. En plus, comme ces polluants sont émis au niveau du tuyau d’échappement, cela devient dramatique lorsque ces véhicules circulent au milieu de la population. En plus d’être beaucoup plus faibles, le fait que les émissions équivalentes des véhicules électriques soient produites de façon centralisée permet un moindre impact sur les populations et facilite les post-traitements.